On en parle rarement, pourtant il est présent dans chaque bouche : le frein buccal est ce petit repli de muqueuse qui relie la lèvre ou la langue aux gencives. Dans la majorité des cas, il ne cause aucun problème. Mais lorsqu’il est trop court, trop épais ou mal positionné, il peut entraîner des difficultés bien réelles, et ce, autant chez les nourrissons que chez les adultes.
La frénectomie est l’intervention chirurgicale qui permet de corriger ce frein problématique. Simple et rapide, elle est réalisée par le chirurgien buccal et maxillo-facial au Centre Dentaire Anjou.
Deux types de freins, deux situations distinctes
On distingue principalement deux freins susceptibles de causer des complications.
Le frein lingual : il relie le dessous de la langue au plancher de la bouche. Lorsqu’il est trop court ou trop rigide, on parle d’ankyloglossie (plus couramment appelée « langue attachée »). Cette condition peut limiter la mobilité de la langue de façon significative.
Le frein labial : il relie l’intérieur de la lèvre supérieure (ou inférieure) à la gencive. Quand il s’insère trop bas, il peut exercer une traction sur les tissus et créer des espaces entre les dents de devant.
Chez l’enfant : des signes à reconnaître dès les premiers mois
Chez les nourrissons, une langue attachée peut compliquer l’allaitement. Le bébé a du mal à saisir correctement le sein ou le biberon, se fatigue rapidement et avale beaucoup d’air. La mère peut ressentir de la douleur lors des tétées. Il s’agit là d’un signe souvent négligé, qui peut pourtant pointer vers ce diagnostic.
Plus tard, lorsque l’enfant apprend à parler, un frein lingual trop restrictif peut affecter l’articulation de certains sons, notamment ceux qui nécessitent que la langue monte vers le palais.
Du côté des dents, un frein labial trop développé peut être responsable d’un espace persistant entre les deux incisives supérieures, le fameux « diastème ». Cette situation est souvent identifiée lors d’un examen dentaire de routine.
Chez l’adulte : des conséquences souvent méconnues
La problématique ne disparaît pas nécessairement avec l’âge. Chez l’adulte, un frein mal inséré peut :
- Contribuer à une récession gingivale localisée, en tirant sur la gencive de façon chronique ;
- Compromettre un traitement orthodontique en compliquant la fermeture d’un diastème ;
- Rendre le port d’une prothèse dentaire inconfortable ;
- Limiter certains mouvements fonctionnels de la langue lors de la mastication ou de la déglutition.
En quoi la frénectomie consiste-t-elle ?
La frénectomie consiste à sectionner ou à retirer partiellement le frein problématique. L’intervention se réalise sous anesthésie locale, en clinique, en quelques minutes seulement. Selon les cas, un laser chirurgical ou un bistouri classique est utilisé.
Les suites sont généralement simples : une légère gêne les premiers jours, facilement gérée avec des analgésiques courants. La guérison est rapide, et les activités habituelles reprennent très rapidement.
Chez le nourrisson, l’intervention est encore plus courte, et les effets positifs sur l’allaitement peuvent se faire sentir dès les premières tétées suivantes.
Quand consulter ?
Plusieurs situations méritent une évaluation par un chirurgien buccal ou un dentiste pédiatrique :
- Un bébé qui présente des difficultés à l’allaitement ;
- Un enfant dont l’élocution semble freinée par un manque de mobilité de la langue ;
- Un diastème qui persiste malgré un suivi orthodontique ;
- Une récession gingivale localisée chez l’adulte dont la cause n’est pas clairement identifiée.
Au Centre Dentaire Anjou, la présence d’un chirurgien buccal et maxillo-facial au sein de la clinique permet d’évaluer et de traiter ce type de situation sans référence externe. Une simple consultation suffit à déterminer si une frénectomie est indiquée et à planifier l’intervention au moment qui vous convient.

Dre Caron