Modèle d'implants dentaires tenu par un main gantée devant une patiente qu'on voit en arrière plan

Implants dentaires : quand sont-ils indiqués, ou pas ?

Les implants dentaires sont aujourd’hui considérés comme la solution de remplacement la plus naturelle pour une dent perdue. Mais, ce n’est pas une solution universelle. Certains patients sont d’excellents candidats dès la première consultation. D’autres ont besoin d’une préparation. Et pour certains, d’autres options seront plus appropriées. Voici comment comprendre où vous vous situez.

Ce que les implants dentaires demandent à votre corps

Un implant est une racine artificielle en titane qui s’intègre directement à l’os de la mâchoire. Pour que cette intégration réussisse, quelques conditions doivent être réunies.

La quantité et la qualité osseuses sont les premières choses qu’un chirurgien buccal et maxillo-facial évalue. L’os doit être suffisamment dense et volumineux pour ancrer l’implant de façon stable. Une hygiène buccodentaire sérieuse est également essentielle : les gencives et les dents environnantes doivent être en bonne santé avant toute intervention. Et, de façon générale, l’état de santé global du patient joue un rôle direct dans la capacité de guérison et d’ostéointégration.

Les situations qui favorisent le succès

Un candidat idéal à l’implant est typiquement un adulte dont la croissance osseuse est complète, en bonne santé générale, non-fumeur ou fumeur léger, avec un os maxillaire ou mandibulaire adéquat et une hygiène dentaire rigoureuse. Dans ces conditions, les taux de succès à long terme de l’implantologie sont très élevés.

Les situations qui compliquent les choses

Plusieurs conditions ne rendent pas l’implant impossible, mais elles demandent une attention particulière et parfois une prise en charge préalable. Voici les principales.

  • Un volume osseux insuffisant : lorsqu’une dent est absente depuis plusieurs années, l’os environnant a tendance à se résorber progressivement. Une greffe osseuse peut alors être réalisée pour reconstruire le volume nécessaire avant de poser l’implant.
  • Une maladie parodontale active : elle doit être traitée et stabilisée avant d’envisager tout implant. Poser un implant dans un environnement gingival infecté augmente considérablement le risque de péri-implantite, une infection de l’os autour de l’implant qui peut mener à l’échec de son intégration.
  • Le tabagisme important : la cigarette réduit la vascularisation des tissus, ralentit la cicatrisation et augmente également le risque d’échec de l’ostéointégration. Ce n’est pas une contre-indication absolue, mais c’est une conversation importante à avoir avec l’équipe dentaire.
  • Un diabète mal contrôlé : il affecte la cicatrisation et la réponse immunitaire. Les patients diabétiques dont la glycémie est bien maîtrisée peuvent tout à fait recevoir des implants, mais un suivi médical étroit reste indispensable.
  • Certains médicaments : les bisphosphonates, utilisés notamment dans le traitement de l’ostéoporose, peuvent affecter le remodelage osseux et augmenter le risque de complications. Il est essentiel de mentionner tous les médicaments pris lors de la consultation, même ceux qui semblent sans lien direct.

L’évaluation : le point de départ incontournable pour envisager les implants dentaires

Ce qui distingue un bon candidat d’un moins bon ne se voit pas à l’œil nu. Cela se mesure : radiologie 3D, bilan de santé, analyse de l’os, évaluation parodontale. C’est l’ensemble de ces informations qui permet de construire un plan de traitement réaliste, et de déterminer si une préparation est nécessaire avant la mise en place de l’implant lui-même.

Au Centre Dentaire Anjou, le chirurgien buccal et maxillo-facial effectue cette évaluation complète dès la première consultation. Parce que la meilleure façon de savoir si vous êtes candidat, c’est de le vérifier sérieusement, avec les bons outils.